1943 troisieme chapitre

Publié le par COLIBRI

JE  N'oublierai   jamais  mon arrivée dans cette maison étrangère !avec la Dame qui m'emmenai chez elle !

Dans cette grande pièce dont le sol était du plancher,avec au milieu,la grande

Table de ferme avec son banc de chaque côté ,l'immense cheminée ,où cuisait un chaudron noir qui sentait trés bon ,posé sur des rondins de bois d'où jaillissaient de belles et hautes flammes ,fascinantes à mes yeux !

Et surtout le plafond !où étaient suspendus des ..jambons et des saucissons !....

Imaginez ! du jambon ! il y avait des lustres que je n'en mangeai plus !...

On me servit un bol de lait,que je ne pu avalé!

Toute la famille était là ! qui me regardai,maigre ,pâle (ceci je le sus plus tard) ,ne pouvant dire un seul mot tant j'étais angoissée !

La famille m'accueillit !

Le fermier était gentil!,plus jeune que mon Père !

IL avait une trés belle voix que l'on écoutait avec plaisir lors des réunions  ,avec Leurs voisins , à la  veillée ,le soir ,pour peler les châtaignes que la grand Mère faisait rôtir  dans une trés grande poêle perçée  , posée sur des chenets dans la Large cheminée !

 

Le plus jeune de ses frères  20 ans,avait esquivé les chantiers de jeunesse

Obligatoires !

Il était trés grand ! Et montait à la cime des peupliers pour couper les branches  nécessaires  aux litières du bétail !  Sa silhouette qui se balançait

Si haut ,me faisait frémir !de frayeur .

Le cadet riait facilement ,leurs femmes étaient  compatissantes avec moi !

L'une d'elles ,Juliette ,avait un bébé trés gracieux ,j'aimais bien ses risettes et Ses gazoullis!  De même la grand Mère ,qui me tartinai de crème en cachette mes tranches de pain du petit déjeuner le matin (que les filles m'enlevait du doigt au passage !)quand nous partions garder les vaches, elles et moi !

 

Tache que je n'aimais pas !ces grosses bêtes  me faisaient peur !avec leurs gros yeux lorsque j'étais obligée de m'approcher d'elles !

La plus vieille Poumelle (elles avaient toutes un nom  et j'ai eu beaucoup de mal à les distinguer l'une de l'autre ! Poumelle donc mangeait nos vêtements laissés à terre prés de nous !d'un coup de langue elle le happait et hop! le mâchait et l'avalait !j'avais découvert cette anomalie avec un grand étonnement !les moqueries de mes deux compagnes

 (10 et 12 ans ) n'arrangeaient Rien!

La bru ,sévère et sans sourire m'impressionnait! son attitude me laisser penser qu'elle acceptait ma présence contre son gré !

Je garde malgré tout ,de bons souvenirs de cette période!

Les découvertes de cette vie rustique pour une enfant de la ville étaient passionnantes !Si ce n'était l'absence de nouvelles de mes parents (

les lettres ne passaient pas ,et le peu de nouvelles, les décés par exemple, nous étaient transmis par la croix rouge !

Je pleurais en cachette ,silencieusement dans mon coin sous les couvertures le soir dans notre lit ,car nous partagions la même couche l'Ainée et moi ! Un grand lit aux rideaux croisés qui le cachaient dans un angle de la cuisine !

J'ai appris aussi le ramassage des châtaignes!jem'y suis piquée cruellement les doigts!avec leurs bogues hérissées d'épines ! les premières fois! 

Les vaches en étaient trés friandes et il fallait les surveiller trés attentivement  pendant cette période là !elles s'échappaient souvent pour aller en manger

Apparemment sans mal !comment faisait elles pour ne pas se piquer ?

L'une d'elle la plus jolie ,Fieroune était maligne au possible !pour s'enfuir

Un  jour mémorable, elle avait été rattrappée,  par les deux frères et un voisin

Aprés une course de 3 km à ses trousses ! heureusement il n'y avait pas de circulation sur cette route  de campagne ni de convoi militaire !

Le surplus de châtaignes était mis sur des étagères à claire-voie ( des clèdes )et séchées doucement avec un feu en veilleuse au-dessous! elles servaient aux soupes pour les cochons 

Un matin grande animation !On allait tuer le cochon !un vérra (un reproducteur parait-il! )terme inconnu pour moi à l'époque !il me paru énorme! ,lorsqu'il arriva  marchant péniblementtant il était gros !je pensais à mes parents qui n'avaient droit qu'à 300gr de viande par semaine. !

 

3 hommes le hissèrent avec beaucoup de mal sur un pétrin! on me mit une cuvette dans les mains et on me chargea malgré mes réticences de recueillir

 

Le sang !qui ferai des boudins !imaginez !cétait pour m'endurcir disaient ils !en riant !

La pauvre bête poussait des cris stridents,aiguset se débattait sous la poigne des 3 hommes !

 

Quand enfin je pus partir et déposer le précieux liquide ,j'étais devenue une des leurs !mon désarroi les fit bien rire !

Le soir autour de la grande table ce fut le banquet  avec des miches de pain larges comme des roues de charettes à mes yeux, !

A leur départ chacun reçut sa part de cochonnailles !

 

 

 

La cueillette des larges champignons au pieds des châtaigniers qui faisaient de succulentes  omelettes étaient agréables aussi !

La coupe des grandes fougères me plaisaient beaucoup ! j'étais devenue adulte !

 

 Certains matins d'Automne nous partionstrés tôt! la gelée blanche recouvrait le sol,on nous mettait dans les cuves videspendant le trajet vers les vignes,les adultes suivaient à pieds !j'ai l'impression de ressentir encore,la douleur cuisante et paralysante du  froid sur mes doigts !

Et  puis 1645!

Avec enfIN une lettre de la croix rouge !m'annonçant cette grande joie que

ma mère venait me chercher ( mon père travaillait )

Le 15 Avril 1845!! inutile de décrire la joie des retrouvailles  je retrouvais mes parents bien amaigris surtout mon père !que je reconnus  avec peine !i

I

  IIL NOUS quitta au mois de novembre ! 7 mois aprés  mon retour !je n'avais pas eu le temps de le retrouver !et depuis mes 13 ans j'ai été amputée d'une affection !

 plus de guerre  s v p !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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trublion 31/07/2011 10:09


un bouleversement, lorsqu' on doit quitter sa famille, pour partager la vie d' une autre, avec un total dépaysement !
D' un autre côté, la vie paysanne a son charme, en sachant utiliser ce qu' offre la nature !


Marizou 31/07/2011 09:24


Tristes et beaux souvenirs à la fois qui vous marquent à jamais, mais qui tissent la trame de votre vie.


biker06 31/07/2011 07:37


http://freeriders2.over-blog.com/article-une-evacuation-forcee-une-histoire-vecue-qui-ne-s-oubliera-jamais-34859649.html

bisous
pat