souvenir d'un mois de Mai (un exil)

Publié le par COLIBRI

Marseille - Quai de la Joliette                                  00000000000000000000000000000000000000000000000000-copie-4

EN  SOUVENIR D'UN   mois de MAI   (UN EXIL°)            

 

Vétue de clair, une silhouette déformée par le sac boudin jeté sur l'épaule  se faufile dans la verdure sombre et dense, mélée au rouge endeuillé des flamboyants..... ....

Pourtant,il quitte sa terre,son île qu'il aime tant! sa famille ,ses Amis !

Mais il aspire à d'autres horizons que ces vertes frondaisons aus senteurs entêtantes,ces rivages de rêves balayés parfois par des tornades ruissellantes !

lLveut graver dans sa mémoire le plus infime détail ! Le moindre bruit!

Là -bas , il distingue l'écheveau blanc et mouvant de la grande cascade qui ruisselle son chuchotement feutré Dans la grande vasque à ses pieds,  où il passait de si joyeux moments .de baignades .

Il va s'embarquer pour de longs mois! le passé,l'Avenir se bousculent dans sa tête !

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IL est parti au petit matin,dans l'odeur moite de la nuit qui finit ,sa Mère l'a p

précédé ,son déjeuner et  son paquetage sont prêts !

Elle lui murmure ces mots que seule une Mère peut trouver au moment du départ d'un enfant cher !

 Les évènements politiques et aussi la montagne qui  gronde par à coups dans des odeurs de souffre ,rappelle ,quelle est aussi ,un volcan! ont motivé Sa décision .

Les oiseaux peu habitués à un voyageur aussi matinal,s'éveillent et arrêtent leurs premieres ramages !puis rassurés commentent la nouvelle à leurs congénères .mais le soleil pointe sa lumière ,ses rayons seront bientôt  Mordants et féroces!Des gouttes de sueur ourle déjà son  visage !

 

Il va, et avale la distance,sa lassitude est réelle, lorsque enfin, apparaît la ville et son port!

Tout ragaillardi il plonge dans ce plaisir toujours renouvellé à cette vue !

,La ville vibre de mille bruits confus,de rires, d'appels ,de discussions ,et de Causettes aux voix féminines! 

Le temps presse ! le port est là grouillant et sonore!

La sirène mugit son appel angoissé aux retardataires ,qui grimpent en Courant  la passerelle .

Debout sur le pont il embrasse la ville d'un dernier regard !

Les grosses chaînes quittent leurs amarres elles glissent  et ondoient serpents  rouillés qui vont rejoindrent  l'ancre !

Le quai s'éloigne,la ville se noie dans une image floue et brumeuse .

L'emotion alors , summerge celui qui s'en va !

A t-il le pressentiment qu'il ne reverra jamais les siens ! .

Lui s'en va ,  Mais le volcan reste ....

  Bateau paquebot lirica fei 1

 

 

 

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rêves de tables 09/05/2011 21:09


Ton récit est si vivant qu'on a l'impression de partir avec lui, de l'accompagner, d'entendre sa mère lui parler.


Marizou 09/05/2011 07:27


Beaucoup de familles françaises ont été contraintes à l'exil et votre poème exprime bien le déchirement que cela représente.


biker06 08/05/2011 14:22


coucou colibri
vivement que je m'exile à nouveau ! hi hi hi
il faut que je patiente jusqu'au 03 aout et les etats unis maintenant ....
bisous
pat


trublion 08/05/2011 13:52


ah si seulement la terre des volcans n' était pas si fertile !
bon dimanche
amitiés


•-~•*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*•~-• 07/05/2011 21:08


oh la la
j'ai été très très très émue par ce texte
je n'arrive pas à décrire ce que je ressens
il est très bien écrit
passe une douce et très belle fin de journée

c'est plutôt la grisaille de mon côté

vivement le soleil

bisous créoles



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