GIBOULEES

La flaque du chemin pierreux
Reflète la branche du pêcher
Qui se mire délicate et rosée
Perlée de larmes sous l’ondée
Le soleil est revenu
Ses cheveux d’or percent les nues
Ruissellent sur l’amandier fleuri
Caresse les senteurs d’aubépine
Paillette de nacre les corolles d’hermine
Un oiseau près de là s’est posé
Il lisse son plumage éclaboussé
L’œil vif sautillant et joyeux
Il trille son aubade vers l’infini.
la superbe photographie est de Christophe Suarez.
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