Farniente

Vapeurs chaudes qui montent, matin d’été
Au milieu du fleuve dans le brume noyée
La petite île, mon rêve, dort tranquille.
Une barque amarrée, glisse ou sommeille.
un antique manoir dans les arbres caché,
Plantes, fleurs l’escaladent enlacés,
Gazouillis, chuchotis dans la tonnelle
Petits cris furtifs, quelques bruits d’ailes.
Calme Eden fermé aux échos du dehors.
Une fontaine sculptée, sa vasque en bois
L’eau qui y ruisselle, une vellada,
y planent des libellules y scintillent
Des toiles d’insectes aériennes, irisées
Un moulin vieillot apaisé, sa roue moussue
Dans la rivière desséchée, un ruisselet sinue
le bout de l'île barbe
Un petit point beaucoup de lierre
Quelques poissons, de vieilles pierres.
Beaucoup d’ombre sous le soleil.
Voûte verdurée, constellée de points d’or
Striée de rayons clairs, joueurs et tamisés
Vaste domino éparpillé à terre.
Illusion, jeux de lumière. ?
Herbe longue et tendre, douce litière
Des nuées passent, mes pensées rêvent.